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Programmes d’observation



Observateurs de l’Atlantique : quelques résultats 


Cette étude fait suite à celle effectuée sur les pertuis charentais et a pour but de connaître la fréquentation et la distribution des mammifères marins sur toute la façade atlantique française.
L’objectif de ce programme intitulé « Observateur de l’Atlantique », est de compléter les suivis scientifiques par les observations de tous les navigateurs (professionnels comme plaisanciers).


Une première analyse effectuée sur ces données a permis de mettre en évidence l’avantage de cette opération, à savoir : d’obtenir des éléments sur les mammifères marins dans des zones et au cours de périodes peu suivies lors d’études scientifiques ciblées.


 


Bilan des Observations


Le CRMM - Observatoire PELAGIS de La Rochelle et le Centre d’Etude et de Soins pour les Tortues Marines (CESTM) de l’Aquarium La Rochelle ont mis en place en 1996 un réseau d’observation des mammifères marins (dauphins, baleines, phoques) et des tortues marines dans les pertuis charentais.
En 2010, cette campagne est reconduite et s’étend à l’ensemble de la façade atlantique où de nombreuses observations nous parvenaient déjà.


La zone atlantique française est caractérisée par le plateau continental du golfe de Gascogne, qui plonge à l’ouest de 200m à 2000m de fond sur une zone appelée talus. Encore plus au large s’étalent les plaines océaniques pouvant descendre jusqu’à 5000m. Les pertuis charentais correspondent à un espace maritime protégé par les îles de Ré et d’Oléron et constitue un écosystème spécifique de la façade atlantique situé aux portes de La Rochelle.


Plaisanciers ou professionnels de la mer, plongeurs ou sportifs de la voile, tous contribuent à l’amélioration des connaissances en nous transmettant leurs observations.


Ces observations contribuent à enrichir les études concernant les populations et le comportement des animaux qui sont des indicateurs précieux de la qualité du milieu marin.


Ainsi, depuis le lancement de l’opération, plus de 3300 observations ont été collectées, dont près de 1000 pour les tortues et plus de 2300 pour les mammifères marins.
Ces chiffres nous permettent dans un premier temps de s’apercevoir que les retours d’observations ne sont pas réguliers d’une année sur l’autre, puis que les périodes où les observations qui nous parviennent sont plus nombreuses correspondent surtout à plus de communication autour de la campagne.
Notons aussi que les 3/4 des observations ont lieu l’été et concernent surtout des delphinidés c’est à dire : le dauphin commun, le grand dauphin et le globicéphale noir. Les marsouins qui sont discrets et difficiles à voir représentent à peine 1 % de toutes les observations.
Les phoques sont régulièrement observés, hormis les colonies de la pointe Bretagne, ils sont plus remarqués l’hiver et très souvent au repos ou en chasse au bord du littoral.



La distribution de ces animaux peut être très variable en fonction des espèces et de leurs activités. Certaines ne viendront qu’occasionnellement à la côte dans un but alimentaire ou pour protéger les jeunes, d’autres y seront toute l’année alors qu’à l’inverse les grandes baleines resteront au large et pourront réaliser des migrations.


 


Ces données ont permis de mieux évaluer la fréquentation des dauphins, et on retient notamment :
- des groupes de plusieurs dizaines de globicéphales, dont près de 100 ont déjà été identifiés, revenant chaque été du côté des pertuis charentais,
- une fréquentation régulière de grands dauphins toute l’année sur toute la côte atlantique française,
- des dauphins communs présents dans tout le golfe de Gascogne, pouvant s’approcher des côtes l’été.


Les données mettent également en avant des espèces peu connues ayant une fréquentation côtière, comme la baleine à bec, la baleine à bosse, ou encore l’orque. Même si pour ces dernières les campagnes scientifiques ont déjà permis d’obtenir des éléments pour le large où elles sont plus observées, certains individus viennent de temps en temps à la côte. Il reste encore à comprendre pourquoi !

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