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Renflouage d’un dauphin bleu et blanc dans le bassin de Marennes-Oléron



Lundi 28 novembre 2016, un nouveau signalement concernant un dauphin échoué vivant à Bourcefranc-le-Chapus (Charente-Maritime) parvient à l’Observatoire PELAGIS.

Cet animal semble être celui remis à l’eau la veille par les sapeurs-pompiers à Saint Trojan d’Oléron, de l’autre côté du pertuis de Maumusson (en face de Bourcefranc).
Le dauphin est cette fois échoué au pied du pont de l’île d’Oléron à marée basse, où il s’agite alors qu’il est complètement à sec entre les rochers de l’île de Nôle.

Dès lors, les ostréiculteurs de l’entreprise Gillardeau située juste en face de cet îlot se mobilisent pour récupérer l’animal et le transporter dans un endroit calme en le mettant en position de confort tout en l’humidifiant constamment. A l’arrivée de l’Observatoire PELAGIS, ce dauphin bleu et blanc, une jeune femelle, parait en bonne condition physique, sa respiration est stable et il semble vif malgré ses déboires depuis la veille dans les eaux peu profondes du bassin de Marennes-Oléron.






Le dauphin est transféré avec une camionnette de l’entreprise vers le port de La Cotinière où les sapeurs-pompiers du Château d’Oléron l’attendent avec une embarcation afin de le renflouer au large. Il sera mis cette fois-ci du côté Océan, plus profond et avec un risque moindre de ré-échouage. Lors de sa mise à l’eau, il montre encore de l’énergie et repart vite en décrivant quelques cercles au départ puis prenant des inspirations plus longues avant d’être perdu de vue et livré à lui même.

Cette opération qui, apparaît alors comme un succès pour la survie de l’animal, fut également une belle expérience humaine, avec la mobilisation efficace de nombreuses personnes (pêcheur à pied, ostréiculteurs et sapeurs pompiers).





Brancardage et mise de l’animal à bord du semi-rigide des pompiers avant de prendre le large



Malheureusement le 30 novembre, nous sommes contactés par un promeneur qui nous apprend que ce dauphin était de nouveau en passe de s’échouer le jour de son relâché en fin d’après-midi. L’animal est même photographié mort sur la plage de Matha le lendemain.
 
Bien que Christiane Anselme, notre correspondante locale ait patrouillé sur la plage, il n’a pas été possible de le retrouver. Étant donné les forts coefficients de marées, la carcasse a du être entraîné vers le large. Dès lors, il nous est impossible de pratiquer un examen et connaître la réelle raison des faiblesses remarquées de ce dauphin, même si la cause pathologique est fortement suspectée.



Les efforts déployés pour la survie de cet animal n’ont pas permis d’aboutir cette fois-ci à une réussite. Même si différents moyens ont été mis en œuvre afin d’y parvenir, nous sommes malgré tout obligés de constater que la loi de la nature s’est exprimé autrement.

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